CTEJ # 1 – Le béton balade urbaine
Le béton, exploration d’une matière, de l’architecture à la sculpture. janvier – avril 2024 Comprendre la matière et son histoire en regardant Saint-Lô. Un projet ancré à son territoire. Ce projet a été mené avec une classe d’étudiants de 1ère année de BTS Tourisme du lycée du Bon Sauveur de Saint-Lô le cadre du CTEJ…
Le béton, exploration d’une matière, de l’architecture à la sculpture.
janvier – avril 2024
Comprendre la matière et son histoire en regardant Saint-Lô. Un projet ancré à son territoire.
Ce projet a été mené avec une classe d’étudiants de 1ère année de BTS Tourisme du lycée du Bon Sauveur de Saint-Lô le cadre du CTEJ #1 – Contrat Territoire Enfance Jeunesse – porté par Saint-Lô Agglo, la Drac Normandie, le Département de la Manche et la CAF de la Manche en 2023/2024.

Dans ce cadre, les étudiants de 1ère année de BTS Tourisme du lycée du Bon Sauveur de Saint-Lô ont participé au projet Le béton, exploration d’une matière, de l’architecture à la sculpture dispensé par Nadine Portier, designer/plasticienne, pour le Bouillonnant Valthère.
Comment pourrait-on parler de béton sans parler d’histoire, de Reconstruction et relier la matière au territoire ? Il nous semblait important, dans le cadre de ce parcours culturel mené avec des étudiants de BTS Tourisme, d’ancrer le projet et de proposer en guise d’introduction, une balade urbaine pour découvrir ou redécouvrir la ville de Saint-Lô, sa ville pour certains. Une invitation à la déambulation pour voir la ville autrement, lever les yeux, déambuler dans ses rues et ruelles en se laissant porter par ses émotions et son ressenti. Cette balade urbaine ne relève pas de la visite touristique, elle s’apparente à une expérience collective et partagée pour acquérir des clés de lecture, en explorant un territoire de manière sensible.

On défriche la vaste notion de patrimoine, on observe la ville de haut pour comprendre sa structuration au fil des époques, on replace la ville dans son histoire liée à la seconde guerre mondiale encore bien présente puis on aborde la Reconstruction. C’est quoi la Reconstruction ?
On fait un focus sur les bâtiments et espaces publics phares de la ville, on analyse, on décrit en faisant référence aux contextes, historique et social, on laisse parler son ressenti. On s’attarde sur les matériaux et l’esthétique des différents bétons.

On ne peut pas parler de Reconstruction sans faire référence à l’urbanisme et ses nouvelles conceptions et pratiques des espaces publics. On décrit ce que l’on voit, vit, perçoit, on questionne la place de l’automobile et du piéton, dans les années 50 et de nos jours.
On photographie pour garder trace et faire parler les architectures avec leurs détails, leurs modénatures, on parle de formes, de motifs, de rythmes, d’ambiances, de lumières. On parle du sensible, on ressent le sensible.

Les étudiants sont invités, le temps d’une balade, à porter un regard autre que celui du guide conférencier. On laisse de côté les dates et de noms, que les livres sauront nous donner, pour laisser place aux sens. Les étudiants repartent avec des clés de lecture, ils ont appris à observer, ressentir et regarder sensiblement la ville pour en parler autrement. Les discussions sont lancées sur les partis pris architecturaux, les orientations et les choix urbains. On quitte le simple « c’est moche et c’est triste » pour approfondir la réflexion et tendre vers des notions de modernité, d’innovation, d’exemplarité. On parle d’une ville qui a été pionnière et novatrice après guerre, bien malgré elle.

Cette balade urbaine dans les rues de Saint-Lô permet une meilleure compréhension de la ville, avec sa lourde histoire, pour mieux en parler. C’est aussi comprendre qu’une singularité peut devenir une force et atout, en référence à la ville du Havre.

